2011-09-16, 07:35
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  hicham27
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Cancers ORL : les grands principes thrapeutiques

Cancers ORL : les grands principes thrapeutiques

Situation actuelle et objectifs

Les Cancers ORL ou des voies arodigestives suprieures
(VADS) regroupent les tumeurs solides de la cavit buccale,
du pharynx et du larynx.
Ils sont frquents en Europe et particulirement en France o leur
incidence annuelle, la plus leve aprs la Hongrie, constitue le
cinquime cancer le plus frquent, aprs les cancers du sein, du
clon et du rectum, de la prostate et du poumon. En France, cette
incidence a t estime en 2000 aux alentours de 20 000 nouveaux
cas chez lhomme (4e rang par ordre de frquence) et
3 000 nouveaux cas chez la femme (14e rang par ordre de frquence).
La mortalit chez lhomme, aprs un pic de frquence
39 pour 100 000 en 1976, a t divise par 2 ce jour, soit un
retour au taux de 1950. Chez la femme si la mortalit est bien
moindre, en revanche, elle a doubl depuis 1950, pour tre ce
jour aux alentours de 8 pour 100 000. La mortalit des carcinomes
des VADS est trs ingale selon les rgions franaises, dans
les dpartements du Nord Pas-de-Calais, elle approche du double
de celle des dpartements du Sud-Ouest [1].
En France, 90 % des dcs par cancer des VADS chez lhomme
sont attribuables au tabac et/ou lalcool [1]. Il existe une
corrlation entre lge du dbut de lexposition, la dose journalire,
la dure de lexposition et le risque carcinologique. La

mortalit par cancers des VADS est 7 fois plus leve chez les
fumeurs de cigarettes que chez les non-fumeurs et reste 3 fois
plus leve chez les ex-fumeurs que chez les non-fumeurs. Le
rle du cannabis comme carcinogne est tabli [2], en particulier
dans lincidence des cancers de la langue chez des sujets
de moins de 40 ans. En ce qui concerne lalcool, le risque est
proportionnel la dose dalcool pur consomm, sans effet de
seuil. Lassociation alcool-tabac surmultiplie le risque relatif
de cancer des VADS : un sujet qui fume 25 cigarettes et boit 10
verres de vin (environ 100 g dalcool pur) par jour voit son
risque relatif multipli par 100.

Dautres facteurs de risque comme le btel et les nitrosamines
carcinognes pour le cancer de la cavit buccale, le virus EBV
(Epstein-Barr Virus) pour les carcinomes indiffrencis du nasopharynx
(UCNT), certains papillomavirus pour loropharynx ou le
larynx (HPV 16 et 18), lexposition aux hydrocarbures polycycliques
pour la cavit buccale et le larynx, lamiante pour le carcinome
du larynx, les poussires de bois pour ladnocarcinome de
lethmode sont connus. Limmunodpression induite par certains
traitements post-greffes ou acquise comme pour le sida prdispose
la survenue dun cancer des VADS.
La meilleure prvention des cancers ORL passe par une rduction
effective et durable de la polyconsommation rgulire du
tabac et de lalcool. Des actions ducatives rgionales prcoces
sont la base de toute politique de prvention.
Le particularisme de ces tumeurs rend compte de lhistoire
naturelle de ces cancers qui touchent le plus souvent lhomme
de 50 70 ans.
En effet, dans leur grande majorit ce sont des carcinomes
pidermodes plus ou moins diffrencis (90 % des cas).
Ces tumeurs sigent dans une rgion anatomique complexe,
aux nombreuses localisations et sous-localisations, dont la
lymphophilie est importante (15 50 % datteinte ganglionnaire
selon le site tumoral pour les cous N0) [3]. Ces particularits
compliquent la fois le bilan prthrapeutique et le
traitement (abord chirurgical, procd de rparation, balistique
des radiations ionisantes hautes doses, etc.).
En France, la distribution de ces tumeurs selon la localisation
est approximativement la suivante : cavits nasosinusiennes et
nasopharynx 5 %, lvres 10 %, cavit buccale 20 %, oropharynx
25 %, larynx 25 %, hypopharynx 15 %.
Le diagnostic est fait le plus souvent un stade tardif chez des
patients souvent ngligents car lvolution est essentiellement
locorgionale cervicofaciale, et cest un stade dj avanc
que le syndrome de masse endocavitaire et/ou cervical va
entraner un retentissement fonctionnel sur les fonctions de
dglutition et de respiration. Une adnopathie cervicale indolore
dapparence isole est souvent longtemps nglige par le
patient. Le larynx constitue une exception par la dysphonie
prsente ds le dbut de la maladie pour les tumeurs de la
corde vocale.
Par ailleurs, on note la grande frquence des localisations multiples
synchrones ou mtachrones (10 20 %), le risque volutif
important de rcidive locorgionale et un taux de mtastases
distance (poumons, foie, os, systme nerveux central)
de 5 15 %.
Les comorbidits associes sont frquentes (plus de 50 % des cas
lors de la premire consultation), notamment cardiorespiratoires,
hpatiques, vasculaires et les carences nutritionnelles multiples.
Enfin le caractre algique et mutilant de ces tumeurs malignes
qui vont devenir visibles aggrave le handicap et augmente
encore les difficults thrapeutiques, compliques de plus par
un contexte socioprofessionnel souvent difficile.



2011-09-18, 06:33
: 2  
  Mr MoHaMMed
Mr MoHaMMed
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  • France
  •    Skype  Mr MoHaMMed
: Cancers ORL : les grands principes thrapeutiques
merci pour cette article
2012-03-22, 11:03
: 3  
  freeman
freeman
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